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03/04/2017

Objectif atteint pour Emmanuel Macron !

Certes, ce n'est pas la Victoire pour le leader d'En Marche. Mais il signe bien là la mort (pour cette fois tout du moins) de la Gauche française. Et pas seulement.

en marche !.pngLa première leçon de ce premier tour de la Présidentielle, qui voit arriver rappelons-le François Fillon et Marine Le Pen qualifiés pour le second tour, est qu'il est bel est bien impossible de se passer de l'outil qu'est le Parti politique. En Marche est un club monté par un homme, pour un homme. Si cela n'est pas nouveau, il est le seul à avoir donné à ses initiales un second sens, lui permettant ainsi de se transcender.

Ainsi, en leur temps, Mouvement National Républicain et MoDem ont connu une échappée, qui s'est transformée rapidement en sortie de route. Sauf que cette fois-ci, c'est un collectif mortifère pour des dizaines de crèves-la-dalle, tout autant à Gauche, qu'à Droite et qu'au Centre. Nul parti n'a échappé à cette vague, dans laquelle le populisme a servi d'idéal en vue de postes tant convoités. La première victime, toutefois, aura été la Gauche et les anciens colistiers de Macron.

Les soutiens dérangeants

Parmi les soutiens qui ont égratigné le candidat Macron, il faut à mon sens en retenir trois, arrivés ces dernières semaines.

Le premier est celui de François Bayrou, habitué à courir le mauvais cheval. Sa présence dans son équipe de campagne ressemble étrangement à une amulette dont le pouvoir serait d'amener le mauvais œil. Le second est, à n'en pas douter, celui de Monsieur 49.3, Manuel Valls. Représentant du pouvoir en place, il a rappelé à tous les Français qui l'avaient oublié que le "rebel" Macron est un pur produit Hollandais, un apparatchik bien peu punk. Le surprenant Christian Estrosi a fini de détruire la popularité d'En Marche, avec son image écornée aux yeux de ses concitoyens les plus proches et sa triste réputation d'homme très à droite.

Alors que reste-t'il d'En Marche ?

Plus rien en fait. Ou plutôt si, des milliers de candidats à une mandature de Député, qui vont batailler pour gagner ou conserver un pouvoir, tout en sachant d'une part qu'ils sont trop nombreux et d'autre part que s'ils réussissent à composer un groupe à l'Assemblée il seront des électrons presque libres mais surtout amenés à disparaître.

Alors, la queue entre les jambes, à l'image des anciens Mégrétistes de 1998, ils vont retourner petit à petit, chacun, à sa soupe plus populaire, tentant de récupérer une dignité auprès de leurs anciens amis. Mais entre-temps, Gauche et Droite auront beaucoup souffert et une majorité à l'Assemblée semble aujourd'hui être un mythe.

2017 aura été un suicide collectif de la politique.